12/02/2010

Une œuvre pour Haïti

En soutien aux artistes haïtiens

Une œuvre pour Haïti

 

Chers amis, chers artistes, chers galeristes,

Aidez-nous !

 

Un mot d’explication :

En septembre et octobre 2010, à l’initiative de Wallonie-Bruxelles International (ex-CGRI-DRI) et du Centre culturel du Brabant wallon, le Festival « Ewa Ayiti ! » (« En avant Haïti ! ») entendait mettre en exergue, en Communauté française principalement, la création artistique haïtienne, de longue date connue et reconnue pour son originalité, son allant, ses couleurs, ses qualités très particulières dans la diversité des disciplines.

Avant de cibler Haïti, souvenez-vous en, d’autres projets du même type avaient valorisé successivement les créations du Sénégal, du Burkina Faso, du Bénin, de la République démocratique du Congo  (Yambi) et de la Palestine (Masarat).

L’insupportable tremblement de terre qui vient de frapper ce petit pays des Caraïbes apparaît d’autant plus abominable que l’île était, avant le drame, tenue pour l’un des territoires les plus pauvres de la planète. Si les dieux existent, pourquoi, diable, frappent-ils ainsi, aussi   aveuglément, des démunis chroniques qui, pourtant, et jusque dans ce malheur insoutenable, leur vouent des cultes omniprésents !

Qui plus est, la foi en Dieu et le Vaudou ancestral venu de la lointaine Afrique d’où sont issues les populations haïtiennes, sont, envers et contre tout, au centre, le plus souvent, des créations artistiques de là-bas.

L’équipe de « Ewa Ayiti ! » était encore à Port-au-Prince et à Jacmel en novembre dernier, aux fins d’affiner les sélections des créateurs pressentis pour représenter leur pays chez nous. C’est vous dire si ce drame nous a touchés de plein fouet. Nous avions, à force de rencontres et d’affinités, créé de vrais liens d’amitié là-bas et cette nouvelle invraisemblable nous a, d’abord, abasourdis et laissés incrédules. Puis, les images aidant, nous avons compris l’ampleur de l’abomination et craint pour la vie de nos amis. Trois semaines plus tard, nous savons que nos artistes ont échappé au pire mais que nombre d’entre eux ont perdu l’essentiel vital. C’est terrible !

Européens combien mieux nantis, nous devons aujourd’hui, en âme et conscience, nous associer au vaste courant de solidarité qui converge vers une île d’Haïti entièrement détruite aux trois-quarts de ses espaces et qui dénombre ses morts et ses blessés par centaines de milliers.

Mais, comment verser son obole, fût-elle minime, sans que cette générosité ne sombre dans cette sorte de panier sans fond et sans destination certifiée que peut être toute « aide internationale » trop floue dans sa globalité ?

Tous les membres du projet « Ewa Ayiti ! » ont réagi comme un seul homme (femmes comprises et comment !) : « Il nous revient d’aider avant tout les artistes avec lesquels nous avions convenu de travailler, certains d’entre eux ayant perdu jusqu’au toit qui leur permettait de vivre plus ou moins dignement, de vivre et d’œuvrer ! »

Alors, rêve ou vérité, quel plus beau geste que celui d’artistes européens offrant, par notre entremise absolument désintéressée, l’une de leurs œuvres en vue de faire fructifier et arrondir le don qui pourrait être fait aux artistes d’Haïti ?

 Je sais et d’aucuns déjà me l’ont dit : « C’est toujours aux plasticiens que l’on s’adresse et que nous offre-t-on en retour en termes de considération et d’aide ? »

Chargé par les instances dirigeantes d’ « Ewa Ayiti ! » de sélectionner les plasticiens haïtiens invités à participer au projet (hélas, à l’heure qu’il est, postposé en raison des circonstances) et de baliser les expositions qui, de Bruxelles à Liège, conforteraient un regard contemporain sur une création, elle aussi, en dépassement constant d’elle-même, je sais, par le métier de critique qui m’occupe depuis près de trente ans, combien les sollicitations d’aide pour ceci ou pour cela, grèvent par trop vos quotidiens. Je n’y ai jamais adhéré !

 Mais, eu égard au drame, inhumain, qui frappe Haïti, je me dois, exception absolue, comme mes amis et amies d’ « Ewa Ayiti ! », de vous encourager à participer avec une ou plusieurs de vos œuvres à cette vente exceptionnelle qui, le 21 février prochain, au Botanique, à Bruxelles, sera pour nous tous, vous et nous, comme un plain-chant offert en écho aux chants, superbes et émouvants, que des Haïtiens blessés et meurtris entonnent encore quotidiennement dans les rues de Port-au-Prince pour clamer leur espoir en des temps nouveaux et meilleurs. 

Nous ne vous demandons pas la lune. Comme nous voulons que cette journée soit placée sous le signe de la participation du plus grand nombre - artistes d’une part, amateurs d’art de l’autre - à une offrande simple et franche pour les artistes haïtiens, nous avons décidé que la vente serait directe, sans surenchère, et que le prix des œuvres serait unique : 250 euros.

Amis galeristes, soyez, et nous vous en remercions chaleureusement, notre intermédiaire pour faire connaître l’initiative aux artistes que, peut-être, nous n’aurions pas atteint.

 Ne laissons pas passer l’occasion, unique, de saluer de concert le courage des Haïtiens qui, dans leur malheur, croient en l’avenir de leur pays et espèrent voir s’affirmer demain une autre organisation politique de leur pays, libérée des scories de la corruption. 

La demande qui vous est faite est simple : offrez, sans contrepartie, une ou plusieurs de vos œuvres pour le bien d’artistes qui souffrent. Nous nous chargeons, gracieusement à notre tour, de la mise en place de cette vente et, croyez-nous, de l’acheminement du produit intégral de la vente vers les artistes éprouvés.

 Et, sachez-le, les plasticiens ne sont pas les seuls impliqués. De nombreux musiciens participent déjà, à titre gracieux, à de nombreux concerts en faveur d’Haïti. 

Comme disait un animateur radiophonique célèbre durant les sixties : nous savons déjà que nous pouvons compter sur vous !

 

…. et une vente aux enchères

 Comme nous ne souhaitions surtout pas apparaître en franc-tireur d’opérations du même type qui vous auraient sollicité dans le désordre et jusqu’à plus soif, nous avons décidé d’œuvrer de concert avec un collectif d’artistes anversois regroupés autour du bouillant Sem, le collectif L’Anverre… Tout en nous démarquant de celui-ci au niveau de la mise en œuvre et du moyen de la récolte d’argent.

 Notre exposition-vente à prix doux du 21 février sera une vente directe des œuvres que vous nous aurez confiées, au prix unique de 250 euros.

Mais, à la faveur de celle-ci, le public aura aussi l’occasion d’avoir un aperçu de la vente aux enchères, qui les 13 et 14 mars, à l’initiative de Sem et de ses amis, se déroulera, toujours sous les auspices du Botanique, en face de l’institution culturelle, soit en l’ancienne église du Gesù. 

Par cette vente aux enchères – à laquelle rien ne vous empêche, bien au contraire, de participer également, et cette fois avec une ou plusieurs œuvres plus importantes, le collectif escompte récolter des fonds importants en faveur des enfants haïtiens privés de médicaments et de soins.

En signe de coopération, une contribution sur les bénéfices de cette vente sera réservée aux artistes haïtiens d’ « Ewa Ayiti ! ».

Petit détail d’importance, la vente aux enchères sera assurée, les 13 et 14 mars, par un commissaire professionnel de la place de Bruxelles, qui officiera, à son tour, à titre totalement gracieux.

Les œuvres de la dispersion en vente publique seront visibles dans l’Eglise du Gesù du 6 au 12 mars de 12h à 18h.

Il va sans dire que, pour cette vente, nous escomptons la présence des meilleurs collectionneurs du pays. 

Libre à vous de donner soit pour la vente à prix doux du 21 février, soit pour la vente publique, soit pour l’une et pour l’autre… Selon votre bon cœur et votre souci d’implication dans un drame qui bouleverse le monde entier, tant il fut soudain et meurtrier. 

Je vous remercie de tout cœur pour ce que vous ferez en cette circonstance exceptionnelle.

 Croyez en mon amitié,

 

Roger Pierre Turine

turine@base.be

part1p

Le pratico/pratique… de la part des organisateurs :

 

Pour le(s) don(s), prendre directement contact avec :

Le Botanique, rue Royale 236 – 1210 Bruxelles

Grégory Thirion gregory.thirion@botanique.be

02 226 12 11

En lui donnant les informations suivantes, par mail ou par courrier :

 

NOM de l’artiste

TITRE de l’oeuvre

DIMENSIONS

ANNEE

TECHNIQUE

Et si possible un VISUEL (vignette)

EWA / Une œuvre pour Haïti

organisé par « Ewa Ayiti ! » et Le Botanique

 

Le dimanche 21 février

àau Musée du Botanique, de 12h à 20h : Exposition-vente (prix unique : 250 euros)

( + lectures à voix haute de textes d’écrivains haïtiens)

àà l’Orangerie, de 19h à 22h :

    concert belgo haïtien

àdans les Serres, vidéos/ courts-métrages /   bar et restauration haïtiens

 

www.ewa-ayiti.be

 

Vente aux enchères

organisée par le collectif L’Anverre

 

Les samedi et dimanche 13 et 14 mars, à 14h

à l’église du Gesù (rue Royale 165 à à Bruxelles)

à en « pré-vieuw » le 21 février au Musée du Botanique et du 6 au 12 mars à l’église du Gesù (rue Royale 165 à à Bruxelles)

de 12h à 18h

à « benefit concert » (live bands et DJ’s) le vendredi 5 mars, de 20h à 1h du matin.

 

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